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Fraude au moyen de paiement

Elle est en constante augmentation, plus 20% prévus avec la crise actuelle. Les chèques, paiements en ligne et virements sont tous susceptibles d’être fraudés.

Les banques sont de plus en plus réticentes à rembourser les clients en cas de fraudes. Ne vous découragez pas, contactez-nous au plus vite.

La fraude de CB

Le succès des magasins virtuels au cours de ces dix dernières années a favorisé l’utilisation de la carte bancaire au niveau international. En effet, c’est le seul moyen de paiement accepté dans le cadre d’un paiement sur Internet, que ce soit pour régler l’achat d’un produit ou d’un service.

Malgré le renforcement de la sécurité des cartes bancaires, bon nombre de personnes malintentionnées parviennent aujourd’hui à contourner les protocoles de sécurité mis en place pour débiter illicitement les comptes de certains usagers bancaires.

Concrètement, les « fraudeurs » utilisent les coordonnées d’une carte bancaire pour effectuer un retrait ou un achat (en magasin ou sur Internet) sans que le titulaire de celle-ci n’en donne l’autorisation. Quoi qu’il en soit, il se peut que la CB soit perdue, volée ou encore en possession de son propriétaire.

Cas n°1 : le client est en toujours en possession de sa CB

Les fraudeurs disposent aujourd’hui d’outils et moyens sophistiqués pour pirater les coordonnées d’une carte bancaire sans devoir l’avoir en leur possession. La subtilisation d’une CB peut se dérouler dans un distributeur automatique de billets ou directement sur Internet lors d’un achat en ligne par exemple.

Quoi qu’il en soit, la responsabilité du propriétaire de la CB n’est pas engagée dans ce cas. Il en est de même lorsque :

  • La fraude a lieu après que le client a cliqué sur un lien piraté ou se soit connecté sur un faux site marchand
  • Le fraudeur utilise les coordonnées bancaires piratées après que son titulaire les a renseignées sur Internet (site e-commerce par exemple).
  • La fraude a lieu dans un DAB après la copie de la CB via un outil de piratage.

Dans tous les cas, la banque a l’obligation de procéder au remboursement du piratage de la carte bancaire. La couverture inclut la somme frauduleusement débitée du compte bancaire de la victime ainsi que les frais de découvert occasionnés par la fraude.

Cas n°2 : le client a égaré sa carte bancaire

Dans ce cas précis, la victime bénéficie du remboursement de la fraude à la carte bancaire à condition que sa responsabilité ne soit pas engagée et qu’elle ait effectué les procédures d’opposition après la constatation de la perte ou du vol de sa CB.

Il existe deux options pour faire opposition en informant immédiatement sa banque :

  • Soit en contactant le serveur interbancaire au 0892 705 705, moyennant un coût de 0,34 € par minute
  • Soit en appelant le numéro indiqué sur le contrat bancaire, au dos des tickets de retrait ou sur le DAB de sa banque.

À noter : Le remboursement en cas de vol de carte bancaire peut être total lorsque le fraudeur n’a pas utilisé un dispositif de sécurité personnalisé comme le code confidentiel.

Fraude à la carte bancaire et délai de remboursement, la loi est claire : La banque est tenue d’effectuer immédiatement le remboursement de la fraude à la carte bancaire lorsque la responsabilité de la victime n’est pas engagée.

La fraude aux chèques

Comme chaque année, l’Observatoire de la sécurité des moyens de paiement de la Banque de France vient de publier ses chiffres. Et concernant le chèque, ils ne sont vraiment pas bons. L’an dernier, les montants détournés grâce au chèque ont augmenté de 20%, pour atteindre 539 millions d’euros. Et ce malgré le recul de 9% de son usage.

Résultat : le chèque ne représente plus que 6% des paiements hors cash, mais 46% du montant total de la fraude ! Il est ainsi devenu le moyen de paiement le plus risqué, devant la carte bancaire. Son taux de fraude – c’est-à-dire le coût de la fraude rapporté au volume total des paiements par chèque – atteint 0,066%. Ce qui signifie qu’un euro est capté par les fraudeurs tous les 1 510 euros payés. Surtout, le préjudice subi par les victimes est de plus en plus lourd : le montant moyen d’un chèque frauduleux a atteint l’an passé 2 938 euros.

Cas n°1 : Pourquoi la fraude sur le chèque explose-t-elle ?

Le chèque reste encore très largement utilisé en France, plus que dans aucun autre pays en Europe et sans doute dans le monde : nous en avons encore signé près de 1,6 milliard en 2019, pour un montant de 814 milliards d’euros. Seul moyen de paiement gratuit, il reste notamment utile pour régler des montants élevés, qui dépassent votre plafond de carte bancaire.

Le chèque paye toutefois ses insuffisances de sécurité : il est en effet, de loin, le moyen de paiement le plus facile à détourner. Plus, notamment, que la carte bancaire, dont les progrès dans le domaine vont croissant grâce à l’usage de dispositifs d’authentification renforcés. Il constitue donc une aubaine pour les fraudeurs, qui se reportent de plus en plus sur lui.

Nous avons exposé ce problème pour envoyé spécial : cliquez ici

Le chèque est devenu en 2019 le moyen de paiement, hors espèces, le plus exposé à la fraude en France, devant la carte bancaire. Voici à quoi ressemble cette fraude, et comment s’en prémunir.

Cas n°2 : Quelle forme prend la fraude sur le chèque ?

La forme la plus fréquente (55% des montants fraudés) est l’utilisation de chèques perdus ou volés. Le fraudeur utilise alors le chéquier pour régler des achats, ou encaisser des chèques, sur un compte ouvert sous une fausse identité ou sur celui d’un tiers. Les fraudeurs utilisent parfois des « mules », des personnes recrutées sur les réseaux sociaux et chargées, contre la promesse d’une rémunération, d’encaisser les chèques frauduleux sur leurs propres comptes bancaires, puis de leur reverser les fonds. Une forme de complicité qui constitue un délit passible de poursuites judiciaires.

Cas n°3 : Comment sécuriser vos chèques ?

Attention aux envois de chéquier par courrier ! Il arrive que les chéquiers soient volés avant même d’arriver entre vos mains. A la poste, par exemple, ou dans votre boîte à lettre. Si vous avez choisi de les recevoir par courrier, c’est nécessairement le cas si vous êtes clients d’une banque en ligne, soyez vigilants. A partir du moment où votre banque vous avertit de l’envoi, surveillez votre boîte à lettres. Et si le chéquier n’arrive pas dans un délai raisonnable (2 ou 3 jours), n’hésitez pas à prévenir le service clients. Enfin, si vous n’avez pas confiance dans votre facteur, n’hésitez pas à opter pour un envoi en recommandé, généralement payant mais rassurant.

Lorsque vous émettez un chèque : attention à la manière de le remplir ! La meilleure façon d’éviter de voir un de vos chèques falsifié est d’être rigoureux au moment de de le remplir :

  • Évitez les ratures
  • Inscrivez le nom du bénéficiaire et les montants en chiffres et en lettres sans laisser d’espace libre, et tirez un trait sur l’espace restant non utilisé.
  • Ne laissez rien en blanc, pas même la date et le lieu
  • Ne faites pas déborder la signature sur la ligne de chiffres en bas du chèque
  • Ne signez jamais un chèque en blanc !

Il arrive encore que certains commerces remplissent automatiquement les chèques : dans ce cas, vérifiez bien le montant et les autres mentions indiquées avant de le signer.

Lorsque vous recevez un chèque, soyez vigilants ! Vérifiez bien que toutes les mentions obligatoires y figurent :

  • La signature de l’émetteur du chèque
  • Le nom de la banque qui doit payer
  • L’indication de la date et du lieu où le chèque est établi

Idéalement, le chèque doit être également être exempt de ratures ou de surcharges, qui peuvent vous indiquer une origine frauduleuse.

Enfin, si vous recevez un chèque de banque, une pratique encore courante pour les achats entre particuliers, n’hésitez pas à contacter la banque émettrice en recherchant par vous‐même ses coordonnées (sans vous fier aux mentions présentes sur le chèque) pour en confirmer la validité avant de finaliser la transaction.

La même prudence est de mise en présence d’un chèque de Banque, comme le prouve la mésaventure de notre adhérente.

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Bonjour :-)
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